Autour de Les Sens’Ciel
Naissance d’une passion |
Née au cœur des célèbres crus septentrionaux de la Vallée du Rhône, j’ai grandi entourée d’odeurs de caves et de vins. Etudiante, je découvrais chaque été les parcelles des appellations locales (Crozes-Hermitage, Hermitage, St-Joseph…) ainsi que le travail de la vigne au sein des grandes Maisons viticoles de Tain l’Hermitage.
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C’est ainsi que je me suis naturellement dirigée vers des études à l’Université du Vin de Suze-la-Rousse et une carrière professionnelle dans le domaine du vin.
Je transmets depuis quelques années cette approche passionnée à travers des ateliers de formation à la dégustation au cours desquels je guide les participants dans le monde des arômes et des saveurs et leur transmets les mots des sens et le langage du vin. Ces séances allient bien sûr connaissance théorique sur les vins dégustés mais aussi et surtout utilisation de VOS sens, avec vos souvenirs olfactifs, vos émotions et vos mots… C’est autour de cette démarche que se développent les ateliers « Sens de l’Essentiel » destinés à toutes les personnes désireuses de r-éveiller leurs sens, leur mémoire olfactive et gustative tout en s’amusant. Cette activité est ouverte à toute forme d’idées et de partenariat… |
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En parallèle, j’ai allié cette passion à un amour de jeunesse : la langue anglaise !!
Des formations validées par l’obtention de diplômes du Wine & Spirit Education Trust de Londres me permettent aujourd’hui de proposer diverses prestations en anglais vitivinicole.
Partages de connaissances, échanges sur les sensations et moments de plaisirs… tout un programme !!!
Autour de la dégustation |
Dégustation : vins et sens
La dégustation est essentiellement une affaire de mémoire olfactive et gustative, servie par une observation attentive au cours de la dégustation.
Cet apprentissage, accessible à tous, nécessite trois conditions que tout amateur peut remplir : déguster, observer, mémoriser.
Les sens les plus sollicités par le vin sont d’abord la vue, puis l’odorat , le goût, rejoint à nouveau par l’odorat, mais cette fois en rétro-olfaction.
Enfin, le toucher, par les sensations tactiles et thermiques en bouche sera lui aussi sollicité.
La Vue
L’observation se fera sur un fond blanc.
Limpidité
Les degrés dans la limpidité vont du trouble au cristallin, en passant par le louche, le voilé, le limpide, et le brillant. Un beau vin sera évidemment limpide, brillant, ou cristallin, tout autre aspect dénotant un défaut.
Couleur
Blancs
Incolores ; jaunes : pâle, vert, citron, paille ; or : pâle, soutenu
Rosés
Gris, franc, pelure d’oignon, saumon, corail, cerise
Rouges
Vermillon, rubis, pourpre, grenat, violet.
On peut aussi observer : l’effervescence des mousseux, la taille et la vitesse des bulles, vivacité et persistance de la mousse…Les bordures : selon la teinte et la largeur de la bordure, on peut définir le stade d’évolution du vin. Les « jambes » du vin : marquent la présence d’alcool et de glycérol.
L’Odorat
L’intensité et la durée des impressions olfactives sont capitales dans la dégustation.
Premier nez
On hume le vin en laissant le verre immobile, on perçoit les arômes les plus volatils.
Deuxième nez
On hume le vin après l’avoir fait tourner dans le verre. L’oxygénation permet de libérer d’autres arômes.
On distingue 3 types d’arômes qui n’apparaissent pas dans n’importe quel ordre :
tout d’abord les arômes primaires, ou arômes variétaux, propres à chaque cépage.
Puis les arômes secondaires, issus de la fermentation et enfin les arômes tertiaires, ou arômes de vieillissement (le bouquet).
Ces types d’arômes comprennent de nombreuses odeurs classées en une dizaine de familles :
FruitéeFramboise, cerise, cassis, mûre, coing, abricot, pêche, fruits secs, citron … FloraleAcacia, aubépine, tilleul, violette, rose… VégétaleTabac, sous-bois, champignon, truffe, foin, herbe coupée… EpicéeVanille, cannelle, poivre, muscade, réglisse, thym, garrigue… EmpyreumatiqueFumée, brûlé, silex, cuir, café torréfié, pain grillé… Etc… |
Ces photos illustrent quelques arômes caractéristiques des cépages des Côtes-du-Rhône Septentrionales (Syrah, Marsanne, Roussanne et Viognier). |
Le Goût
Le vin en bouche, au contact d’un peu d’air inspiré, va développer les arômes : c’est le mécanisme de la rétro-olfaction.
On perçoit aussi les saveurs, détectées sur la langue à différents endroits : le sucré sur le bout de la langue, le salé sur les côtés à l’avant, l’acide sur les côtés à l’arrière et l’amertume sur l’arrière.
Le Toucher
La langue et les gencives nous renseignent sur la température, l’effervescence éventuelle, la densité (fluidité, viscosité, concentration) et l’astringence du vin, et même sur la finesse ou la grossièreté des tanins.
C’est ainsi qu’on analysera plus précisément les quatre composantes participant à l’équilibre du vin : acidité, douceur, astringence, et richesse alcoolique.
L’Equilibre du vin
L’équilibre du vin résulte du concours de ces composantes.
Chez les blancs
Ceux-ci sont dépourvus de tanins. L’équilibre vient des influences opposées de l’acidité et du moelleux (du sucre). L’alcool intervient pour atténuer une influence trop marquée de l’une ou de l’autre composante.
Chez les rouges secs
L’acidité et l’astringence s’associent pour combattre le moelleux dû à l’alcool;
Chez les doux
Le sucre ajoute son influence à celle de l’alcool.
Partage et plaisir des sens
Le vin est surtout symbole de convivialité et de partage : harmonie des mets et des vins autour d’une belle table ; verre de vin partagé pour le plaisir du moment, pour l’échange qu’il va susciter.
Enfin, n’oublions pas que la dégustation est avant tout une affaire de plaisir et de goût personnel.
Chacun a son histoire, ses propres références olfactives, et donc une sensibilité personnelle.